Quand tu as l’impression de ne jamais être assez bien.

Quand tu as l’impression de ne jamais être assez bien.

Apprendre à surfer la vague du « pas assez »

Combien de fois t’es-tu déjà dit intérieurement :

« J’aurais pu faire mieux. »

« Ce n’est pas suffisant. »

« Les autres sont plus doués que moi. »

À l’extérieur, tout a l’air de tenir la route : tu gères ton quotidien, ton travail, ta famille, tu avances tant bien que mal.Mais à l’intérieur, il y a cette petite voix qui répète en boucle : « Tu n’es pas assez… »

  • Pas assez compétent,
  • Pas assez intéressant,
  • Pas assez beau/belle,
  • Pas assez légitime,
  • Pas assez courageux…

Ce sentiment de ne jamais être à la hauteur n’est pas une petite gêne. C’est une vraie vague intérieure, parfois discrète, parfois violente, qui finit par te fatiguer, t’épuiser, te faire douter de tout.

J’aimerais t’inviter à regarder cette vague autrement. Non pas comme une preuve que tu es « cassé(e) », mais comme un programme intérieur que tu peux apprendre à comprendre… et à surfer.

Ce « pas assez » qui se glisse partout

Le « pas assez » est sournois.Il ne se montre pas toujours directement, mais tu peux le reconnaître dans :

  • Le moment où tu reçois un compliment… et que tu le rejettes intérieurement.
  • Ce projet que tu repousses sans cesse, « en attendant d’être prêt(e) ».
  • Le fait de te comparer aux autres, surtout à ceux qui ont l’air de « tout réussir ».
  • Le stress que tu ressens quand quelqu’un te regarde, t’évalue ou te juge.
  • Cette impression de tricher, même quand tu sais que tu fais de ton mieux.

Parfois, tout se passe bien… et c’est là que tu paniques. Dès que ça commence à fonctionner, une partie de toi cherche une manière (inconsciente) de saboter : perdre un client, abandonner un projet, ralentir juste avant la ligne d’arrivée.

Tu pourrais croire que c’est de la paresse, du manque de volonté ou un défaut de caractère. En réalité, le plus souvent, c’est un mécanisme de protection.

Ce n’est pas toi qui es « nul(le) », c’est un programme intérieur

Imagine que dans ta tête, il y ait un vieux logiciel qui tourne en arrière-plan.Son rôle ?

  • Te protéger du rejet.
  • T’éviter la honte.
  • T’empêcher de revivre une douleur ancienne.

Ce logiciel a enregistré très tôt une équation du genre :

« Si je ne suis pas parfait(e), je risque de ne plus être aimé(e). »

« Si je me montre tel(le) que je suis, on va voir que je ne vaux pas grand-chose. »

Alors pour t’éviter ce risque, il préfère t’empêcher d’y aller à fond.

Mieux vaut ne pas réussir, que de réussir et de tout perdre ensuite.

Mieux vaut se retenir que de se montrer pleinement et d’être rejeté.

Certains appellent ça un complexe d’infériorité, d’autres parleront simplement d’estime de soi fragilisée.

Peu importe le nom : l’expérience, elle, est bien réelle.

D’où vient cette impression de ne jamais être assez ?

Ce programme ne naît pas de nulle part.

Il se construit au fil des années, souvent sans que tu t’en rendes compte.

Il peut venir de :

  • Comparaisons répétées : avec un frère, une sœur, un camarade « plus brillant ».
  • Messages reçus dans l’enfance :« Tu pourrais faire mieux. »« Ce n’est pas suffisant. »« Regarde comme X, lui, il y arrive. 
  • Réflexions blessantes de la part d’adultes importants pour toi.
  • Moments où tu as eu honte : une erreur en public, un échec moqué, un regard déçu.
  • Un environnement où l’amour et la reconnaissance semblaient conditionnels à tes résultats.

Petit à petit, l’enfant en toi a tiré cette conclusion :

Tel(le) que je suis, ce n’est pas assez.

Si je veux être accepté(e), je dois prouver, performer, mériter.

Et l’adulte que tu es devenu porte encore ce filtre sur lui-même, même si aujourd’hui, le contexte a changé.

Comment le « pas assez » sabote ta vie

Ce sentiment de ne jamais être assez bien n’est pas juste une pensée.

Il a des conséquences très concrètes dans ta vie :

  • Tu te brades : tu demandes moins que ce que tu vaux, tu dis        « oui » trop vite, tu acceptes des choses qui ne te respectent pas.
  • Tu procrastines : pas par fainéantise, mais par peur de l’échec… ou même de la réussite.
  • Tu t’auto-surveilles en permanence : chaque parole, chaque geste, chaque choix passe par un scanner intérieur.
  • Tu cherches la validation extérieure : un like, un message, un regard, un « bravo »… et ton humeur dépend de ça.
  • Tu minimises tes réussites : « Ce n’est rien », « j’ai juste eu de la chance », « n’importe qui aurait pu le faire. »

Vu de l’extérieur, tu peux donner l’impression de bien gérer.

À l’intérieur, c’est comme ramer à contre-courant, sans arrêt.

Apprendre à surfer la vague du « pas assez »

La bonne nouvelle, c’est que tu n’es pas condamné(e) à subir cette vague toute ta vie.

Tu peux apprendre à la surfer.

Pas en la supprimant, mais en changeant la façon dont tu la traverses.

Voici quelques premières pistes :

1. Commence par nommer ce que tu ressens

Au lieu de te juger encore plus parce que tu te sens « nul(le) », essaie de poser des mots simples :

« Là, je me sens inférieur(e). »

« Là, j’ai peur de ne pas être à la hauteur. »

« Là, je cherche à être validé(e). »

Nommer, c’est déjà arrêter de confondre ce que tu ressens avec qui tu es.

Tu n’es pas « pas assez ».

Tu traverses une vague de « pas assez ».

2. Reviens à ton corps

Quand le mental part dans tous les sens, le corps peut devenir ton ancre.

Tu peux par exemple :

  • Ressentir le contact de tes pieds au sol.
  • Poser tes mains sur ton cœur ou ton ventre.
  • Prendre quelques respirations lentes, en comptant jusqu’à 4 à l’inspiration, 6 à l’expiration.

Ce geste simple rappelle à ton système nerveux que, dans l’instant, tu es en sécurité.

3. Change la question intérieure

Au lieu de te demander :

« Est-ce que je suis assez bien ? »

Essaie :

« Qu’est-ce que j’ai déjà traversé et réussi dont je ne me rends même plus compte ? »

« Qu’est-ce que cette situation est en train de m’apprendre sur moi ? »

Tu passes d’un tribunal intérieur à une exploration.

Tu sors du verdict, tu entres dans le mouvement.

4. Garde des traces de ta valeur

Ton cerveau a une mémoire sélective : il retient plus facilement tes échecs que tes réussites.

Tu peux lui donner un coup de main en :

  • Notant chaque jour une petite victoire (même minuscule).
  • Écrivant les moments où tu t’es senti(e) fier/fière de toi.
  • Conservant les messages, témoignages, retours positifs que tu reçois.

Ce n’est pas de l’ego.

C’est nourrir un autre regard sur toi, plus juste, plus équilibré.

Quand le corps devient boussole : l’apport de la kinésiologie

Ce sentiment de ne jamais être assez se loge aussi dans le corps :

  • Tensions dans la poitrine ou la gorge quand tu dois t’exprimer.
  • Boule au ventre avant de prendre une décision.
  • Épuisement dès qu’il est question de te mettre en avant.

En séance, à travers la kinésiologie, j'utilise le corps comme une boussole.

Il permet de :

  • Retrouver où ce programme de « pas assez » a pris racine.
  • Libérer les charges émotionnelles associées (peur, honte, tristesse, colère).
  • Reconnecter à des ressources que tu as oubliées en chemin : courage, créativité, confiance, droit d’exister tel(le) que tu es.

Je ne cherche pas à te transformer en quelqu’un d’autre.

Je t’aide à retirer les couches qui t’empêchent de sentir ta valeur naturelle.

Tu n’as rien à prouver pour avoir de la valeur

La plus grande illusion du « pas assez », c’est de te faire croire que ta valeur dépend :

  • De ce que tu accomplis,
  • De ce que les autres pensent de toi,
  • De ce que tu produis ou gagnes.

En réalité, il y a quelque chose en toi qui a de la valeur avant même que tu fasses quoi que ce soit.

Un cœur qui ressent, un être qui apprend, qui tombe, qui se relève, qui cherche à faire de son mieux avec ce qu’il a.

Tu n’es pas une note sur 10.

Tu es un être humain en mouvement.

Si tu te reconnais dans ces lignes, si tu sens que cette vague du « pas assez » t’épuise ou t’empêche d’avancer comme tu le voudrais, je t’offre un espace pour venir l’explorer, à ton rythme.

Ensemble, nous pouvons :

  • Comprendre d’où vient ce programme.
  • Libérer ce qui doit l’être.
  • Et t’aider à retrouver ce mouvement intérieur où tu n’as plus besoin de te prouver sans cesse ta valeur…
  • simplement à la vivre.

Tu as le droit d’être toi, tel(le) que tu es, ici et maintenant.

Et ça, ce n’est pas « pas assez ».

C’est déjà immense. 

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